14/04/2000 - Saumaise & répression médiatique Le Saumaise, squat dijonnais qui se voulait revendicatif, joyeux et coloré s'est fait expulser le 5 avril 2000 par une centaine de flics. Mais au delà de l'expulsion, c'est une véritable campagne de désinformation et de criminalisation des squats, orchestrée par les médias et la police, qui continue à faire son chemin... c'est pourquoi nous réagissons, par le biais de tracts, affiches, communiqués ou encore occupations... Ci dessous, quelques infos en bref sur la situation. Merci à tou-te-s celles et ceux qui soutiennent par un moyen ou par un autre notre lutte pour la création d'espaces autonomes et contre la répression. Quoi qu'il en soit, "s'ils peuvent expulser nos maisons, ils ne pourront expulser nos idées". contact : le saumaise c/o maloka, BP 536, 21014 Dijon Cedex, France. RAS - LE - BOL ! Le 20 mars 2000 au soir, un habitant du squat situé 3 rue Saumaise à Dijon s'est fait tabasser par la police, alors qu'il ouvrait la porte aux pompiers pour que ceux-ci puissent constater l'absence d'incendie dans le squat -- une voisine les ayant appelé à ce sujet. Par la suite, les médias locaux, Bien Public en tête, se sont fait l'écho de la version policière des faits, montée de toutes pièces pour couvrir la " bavure " commise par 4 agents de police ce soir là. Le squat expulsé, nous n'en continuons pas moins d'être victimes de la désinformation, de nous faire traîner dans la boue par les médias qui occultent notre version des faits -- c'est à dire les faits tels que nous les avons vécus. Nous ne pouvons accepter le tableau criminel et caricatural que les médias brossent de nous, dans la mesure où notre action a justement visé, entre autres, à casser les clichés et préjugés concernant les squats et notre démarche en particulier. Les articles mensongers du Bien Public à notre sujet ne sont pas restés sans réponse. Nous n'avons cessé d'expliciter nos actions et de rendre compte de notre actualité par le biais de communiqués de presse, qui ont été complètement ignorés. Nous avons adressé DEUX droits de réponse successifs au Bien Public, qui a refusé de les publier en se cachant derrière une montagne de faux prétextes et de raisons douteuses. Nous dénonçons la connivence des médias et de la police, et nous réaffirmons notre volonté d'en finir avec les clichés qui nous enferment dans des stéréotypes ridicules, et permettent de légitimer la répression. Nous faire passer pour des alcooliques agresseurs de flics, c'est très pratique, surtout quand on cherche des arguments pour justifier une bavure et une expulsion. Pour toutes ces raisons, nous voulons crier notre RAS-LE-BOL DE LA POLICE, DE SES VIOLENCES ET DE SES MENSONGES, DES MEDIAS INSTITUTIONNELS ET DE LEUR COMPLICITE DANS LA FABRICATION D'UNE REALITE QUI LES ARRANGE. Quoi qu'il en soit, nous ne nous tairons pas ! Des habitant-e-s du défunt 3, rue Saumaise et autres solidaires qui en ont marre