03/12/00 -- Cacahuetes et jus d'orange... Voici un communiqué de Zanzara Athée + Morveux, suite à leur présence lors de 3 expositions d'art contemporain à Dijon. CACAHUETES ET JUS D'ORANGE... Le vendredi 1er décembre 2000, à 16 heures, a eu lieu le vernissage de l'exposition "Tout un tas de choses" de l'artiste Etienne Bossut à l'Usine, à Dijon. Cette exposition a été réalisée en collaboration avec le Fonds Régional d'Art Contemporain de Bourgogne (et son président Jean-Paul Guy), le centre d'art le Consortium et le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication et du Conseil Régional de Bourgogne. A 18 heures, à 100 pas de là, a eu lieu le vernissage de l'exposition "Espaces de circonstances" (qui présente moult artistes contemporains) au Fonds Régional d'Art Contemporain (FRAC), à Dijon. Cette exposition a été réalisée par les institutions citées précédemment, plus le Conseil Général de la Côte d'Or. Lors de ces deux expositions, nous avons distribué 200 tracts "L'art pue du nombril" (voir ci-dessous) ; ça n'a pas fait rire tout le monde. Le lendemain matin, au Musée des Beaux-Arts de Dijon, nous nous sommes rendus à un autre vernissage, celui de l'exposition "Bricolage ?" présentant des oeuvres de la collection du FRAC de Bourgogne (regroupant entre autres des oeuvres d'artistes tels Gil J. Wolman, Man Ray, Raymond Hains, etc.). Cette exposition a été réalisée en collaboration avec les mêmes institutions que pour les deux expositions de la veille, et la Ville de Dijon était particulièrement impliquée dans cette exposition puisque le Maire, Poujade, était là pour la présentation de l'exposition. Nous avons distribué 200 tracts "L'art pue toujours du nombril" (voir ci-dessous) et nous nous sommes fait virer par des vigiles "non-violents". Ce qu'on a pu entendre lors de cette distribution de tracts : "c'est un tollé", "c'est un psychodrame", "c'est nous les débris ?", "le Maire est là, allez faire ça ailleurs !", etc. Notre action (en trois parties) ne doit pas se limiter à un coup d'éclat. Nous emmerdons au quotidien le monde de l'art et son auto-complaisance. C'est bien dans la vie quotidienne que se passe sa contestation. Au plaisir, MORVEUX + ZANZARA ATHée (contacts ci-dessous) L'ART PUE DU NOMBRIL Les expositions bourgeoises sont toujours d'agréables "espaces de circonstances" pour mettre ses pendules à l'heure. Merci au Fonds Régional d'Art Contemporain de Bourgogne et au Ministère de la Culture et de la Communication, merci à toutes nos chères institutions, en un mot, merci à l'Etat. Merci pour "tout un tas de choses", merci pour cet "art" devant lequel spectateurs/trices et spécialistes cherchent à se situer tant bien que mal dans un verbiage insignifiant, en individus séparés, toujours atomisés dans des rôles qui, il faut bien le dire, limitent nos champs d'expression, d'action, de création... L'art et le pouvoir ont toujours fait bon ménage, merci. Les oeuvres d'art étant des instruments destinés à nous divertir/cultiver/endormir, personne ne cachera leur importance pour la bonne conservation de la paix sociale. Les spectacteurs/trices ne trouvent pas ce qu'ils/elles désirent mais croient désirer ce qu'ils/elles trouvent. Dans cette société de flagornerie, toute expression artistique, attendue et recevable, manifeste la conformité d'un système de passivité, de non-intervention, la conformité et à la cohérence du "spectacle". C'est ce qu'exprime l'art contemporain dans son ensemble. Et de quoi s'agit-il ici ? Zéro transgression, zéro création. Sortez un peu de vos gonds (de la révolte, que diable !) et on en reparlera. 1er décembre 2000 ZANZARA ATHée + MORVEUX c/o maloka, bp 536, 21014 Dijon cedex zanzaraathee@excite.com ___ L'ART PUE toujours DU NOMBRIL Les expositions bourgeoises regroupent souvent de charmants personnages et de sympathiques institutions. Pour un peu de "bricolage" au Musée des Beaux-Arts de Dijon, personne ne sera surpris-e par l'assemblage Maire de Dijon + Président du Fonds Régional d'Art Contemporain de Bourgogne + autres jeunes et vieux débris... L'art et le pouvoir ont toujours fait bon ménage, merci. Si les oeuvres d'art sont des instruments destinés à nous divertir, nous cultiver, nous endormir, elles servent ici également à mettre en valeur le "prestige" de la ville de Dijon. Cette ville reste avant tout remplie de flics, une ville moribonde, aux murs uniformes et ternes qui accompagnent un urbanisme bourgeois et méprisable. Dijon diffère peu du reste de la civilisation occidentale et ne jure que par le règne de la paix sociale. Pour éviter les problèmes, quoi de mieux qu'un peu d'art, nous diviser en spectatrices/teurs et spécialistes, en individus séparés, toujours atomisés dans des rôles qui limitent nos champs de pensée, d'expression, d'action et de création. Les spectacteurs/trices sont facilement contrôlables puisqu'elles/ils ne trouvent pas ce qu'elles/ils désirent mais croient désirer ce qu'elles/ils trouvent. Dans cette société de flagornerie, toute expression artistique, attendue et recevable, manifeste la conformité d'un système de passivité, de non-intervention, la conformité et à la cohérence du "spectacle". C'est ce qu'exprime l'art contemporain dans son ensemble. Et de quoi s'agit-il ici ? Zéro transgression, zéro création. Sortez un peu de vos gonds (de la révolte, que diable !) et on en reparlera. 1er décembre 2000 ZANZARA ATHée + MORVEUX c/o maloka, bp 536, 21014 Dijon cedex zanzaraathee@excite.com (post-scriptum : sur les tracts figurait une simple illustration, qui consistait en un schéma de construction de table de massage).