30/03/01 -- Occupation du restaurant universitaire : bouffe gratuite pour tou-te-s ! Jeudi 29 mars 2001, dans le cadre d'un mouvement d'action national débuté il y a trois semaines à Montpellier (impliquant une dizaine de FACs), une trentaine de personnes réunies au sein d'un collectif "d'individus et syndicats étudiants" a occupée le restaurant universitaire Mansart à Dijon. De 11h30 à 13h, les caisses furent bloquées, permettant ainsi à environ 3000 étudiant-e-s de manger gratuitement à satiété. Pendant que les occupant-e-s dialoguaient avec le personnel, les responsables ont tenté de bloquer les entrées pour empêcher l'arrivée d'autres étudiant-e-s, sans succès. Plus préoccupée par ses profits que par l'estomac des étudiant-e-s, la gestionnaire a donné l'ordre de ne plus servir de repas, ce qu'ont refusé de faire les cuisinier-e-s, pour finalement ne servir que des plats chauds (plus d'entrées ni desserts). Un tract dénonçant la précarité, la privatisation et la rentabilisation, tant en FAC qu'au sein du CROUS ainsi que l'offensive libérale subie par l'éducation au niveau des étudiant-e-s et des enseignements fut distribué. En effet, ces derniers mois ont vu croître l'emprise du patronat sur l'Université, entraînant notamment une adaptation des cursus aux exigences des entreprises. Pour certain-e-s des occupant-e-s (l'action regroupant des personnes de sensibilités politiques diverses), il s'agissait non seulement de s'opposer à la libéralisation de l'Université, mais aussi de manifester la possibilité de s'organiser collectivement, de constituer un rapport de force efficace (par le biais d'actes de désobéissance et de re-appropriation). Cette action doit donner suite à d'autres mobilisations, comme c'est le cas à Montpeller, Le Havre, Toulouse, Rennes, Caen, Nantes, Brest, Metz où les étudiant-e-s manifestent là aussi leur mécontentement (AG, occupations, grèves, etc.). Si vous désirez vous impliquer ou tout simplement en savoir plus, le collectif étudiant tient une permanence tous les jours dans le hall Droit-Lettres entre 10h et 16h environ, pour répondre aux questions et discuter avec chacun-e.